Les Troubles « Dys »

Dans le domaine des dys- (dyspraxie, dyslexie etc.) « Les croyances idéologiques l’emportent bien souvent sur les connaissances scientifiques »

Les avancées en imagerie médicale dans le cadre de la recherche sur les dys- sont conséquentes, et tendent à montrer que ces troubles sont de nature neurologique. Mais changer le regard sur ces difficultés est un problème délicat.
Dans ce podcast, le Dr Gabriel Wahl, pédopsychiatre, identifie trois idées reçues encore trop ancrées autour de l’échec scolaire.

Idée reçue n°1

Les difficultés scolaires et les troubles de comportement sont les conséquences d’un manquement dans l’éducation ou dans l’affection que les parents procurent à leurs enfants. Cet à priori, issu d’un courant psychanalytique, entraîne une culpabilisation déplacée chez les parents, et tendent à générer de l’angoisse.

Idée reçue n°2

Tout problème n’est que social et culturel. Selon certains sociologues, le fonctionnement du cerveau et la neurobiologie n’aurait rien à voir avec le problème de l’échec scolaire.

Idée reçue n°3

« tu ne fais pas assez d’efforts », « tu n’es pas motivé », « je suis sûr que tu ne révises pas tes leçons ». Face aux difficultés d’adaptation ou de compréhension de la part des élèves, les enseignants, quand ils ne sont pas avertis, imputent la faute à l’élève qui « fait sans doute exprès ». Cette attitude moralisatrice entraine une culpabilisation, du côté de l’enfant cette fois, qui se sent incompris ou même rejeté.

Leur point commun ?

Ils constituent un obstacle à l’établissement d’un bon diagnostic ! Privilégier une voie à l’exclusion des autres s’avère contre-productif, tandis que la culpabilisation d’un côté comme de l’autre détourne l’attention du réel problème.

La solution ?

Unique mais efficace : s’informer ! Que ce soit pour éviter de mal interpréter le comportement d’un enfant dys- ou pour lui aménager un espace adéquat, l’important est de mettre à bas les idées reçues, éviter de figer sa position et se rappeler qu’au final, parents et professionnels ne souhaitent qu’une seule chose : le bien-être de l’enfant.

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